Le groupe Écologiste et Social exprime sa solidarité totale avec les collaborateurs et collaboratrices parlementaires violemment pris pour cible par le média d’extrême droite Frontières, ces derniers jours, ayant donné lieu à des vagues de cyberharcèlement.
Aucun écrit ne justifie de tels procédés. Les collaborateurs et collaboratrices parlementaires sont des salarié·es, non des personnalités publiques. Elles et ils ne disposent ni de porte-voix médiatique ni de protection fonctionnelle face aux intimidations. Il revient à l’Assemblée nationale d’assurer leur sécurité, leur dignité et leur droit à travailler sans peur.
De plus, le 9 avril, lors d’un rassemblement pacifique de soutien à ces collaborateurs, Frontières a de nouveau suscité un trouble grave au fonctionnement de l’Assemblée nationale. Tentatives de photos non consenties, intimidations verbales, mises en scène, provocations et pressions sur les manifestant·es, et même agression d’un autre journaliste : ces méthodes n’ont rien à voir avec le journalisme. Elles relèvent de la manipulation et du harcèlement.
Face à ces agissements dangereux, nous demandons au Bureau de l’Assemblée nationale d’acter la suspension temporaire et immédiate de l’accréditation de Frontières à l’Assemblée nationale, jusqu’à la décision du bureau quant aux règles d’accréditations des médias. Leur présence constitue un trouble manifeste à l’ordre public et au bon fonctionnement de notre institution. Nous n’accepterons jamais que la peur ou les pressions d’extrême droite dictent la vie démocratique de l’Assemblée nationale.
