À l’occasion de notre journée d’initiative parlementaire, le 12 février prochain, le groupe Écologiste et Social choisit un cap : reprendre le pouvoir sur nos vies, et faire entrer dans l’hémicycle celles et ceux qui se mobilisent, jour après jour. Syndicats, chercheur·ses, médecins, scientifiques, associations environnementales, associations de consommateurs, collectifs citoyens… : nous porterons votre voix et nous ferons le relais de vos combats.
Reprendre le pouvoir sur nos vies, c’est reprendre la main sur l’essentiel. Sur notre vie quotidienne, notre santé et notre environnement : ce qu’on mange, ce qu’on boit, l’air qu’on respire, le toit qu’on cherche, le cadre de vie qu’on défend. Et c’est aussi reprendre la main sur notre démocratie et notre vie en société : renforcer les contre-pouvoirs, protéger celles et ceux qui parlent, garantir une information libre et redonner de la force aux citoyen·nes.
Reprendre le pouvoir sur nos vies,
par Cyrielle Chatelain, Présidente du groupe Écologiste et SocialDepuis huit ans, on nous répète que le pouvoir ne peut rien, sinon pas grand chose. Qu’il faut laisser faire le marché, les lobbies, les grands intérêts. Que la politique, au fond, c’est l’art d’accompagner l’impuissance. Huit ans de macronisme ont produit cette résignation organisée : face aux pollueurs, on laisse faire ; face à la spéculation immobilière, on laisse faire ; face aux milliardaires qui rachètent nos médias, on laisse faire. Et pendant ce temps, les Françaises et les Français ont le sentiment croissant que leur vie leur échappe.
Ce 12 février, nous avons choisi de prendre le contre-pied de cette politique de l’abandon. Nous portons neuf propositions de loi qui partent toutes d’un même constat : reprendre le pouvoir sur nos vies, c’est possible. C’est une question de volonté politique.
Reprendre le pouvoir, c’est d’abord reprendre la main sur ce qui structure nos journées. L’eau que nous buvons, contaminée par les pesticides et les polluants éternels. L’alimentation de nos enfants, saturée de sucres ajoutés et d’aliments ultra-transformés. Les logements qui restent vides pendant que des familles dorment dans la rue. L’école qui s’est refermée sur elle-même alors que nos enfants étouffent devant les écrans.
Reprendre le pouvoir, c’est aussi défendre ce qui nous permet de vivre ensemble. Une information libre, soustraite à l’emprise des milliardaires. Une démocratie où les citoyens peuvent décider entre deux élections. Une République qui protège ceux qui osent se dresser contre les réseaux criminels dans leurs quartiers.
Ces textes ne sont pas nés dans nos bureaux. Ils viennent du terrain : des médecins qui alertent sur le cadmium, des associations qui accompagnent les mal-logés, des enseignants qui font classe dehors, des citoyens qui signent des pétitions par millions. Notre rôle, c’est de transformer ces combats en débouchés politiques concrets. De rendre à la loi sa fonction première : changer la vie.
Face à ceux qui se résignent et ceux qui divisent, nous faisons le pari inverse. Le pari d’une politique qui protège plutôt qu’elle n’abandonne. Qui rassemble autour de solutions concrètes plutôt qu’elle n’oppose. Qui redonne du pouvoir aux citoyens plutôt qu’elle ne le confisque.
Parce qu’il y a urgence. Parce que chaque jour compte. Parce que les crises environnementales et sociales n’attendront pas pour accroître leur ampleur. Le 12 février, nous montrerons qu’une autre politique est possible.









