Il y a quelques mois, nous étions plus de deux millions à signer, en plein été, la pétition contre la loi Duplomb sur le site de l’Assemblée nationale.
Un raz-de-marée citoyen. Inédit. Puissant.
Deux millions de voix citoyennes. Deux millions de refus. Deux millions de personnes criant un mot d’ordre : nous ne voulons plus qu’on décide de nos vies sans nous.
Après cette mobilisation historique, nous avons ouvert un espace pour vous donner la parole. Pour raconter les revendications derrière chaque signature. Derrière chaque colère. Derrière chaque espoir.
Et malgré la diversité des mots, vos milliers de témoignages disent tous la même chose : l’inquiétude pour notre santé, la colère face aux lobbies, l’amour du vivant, l’envie de ne plus être empoisonné·es, l’angoisse pour les générations futures, la fatigue d’être ignoré·es… et surtout ce sentiment de dépossession, si prégnant qu’il en devient presque un diagnostic collectif.
Alors nous le disons clairement : vos témoignages sont nos vœux, notre feuille de route. Vos histoires sont nos combats.
Et ce que nous avons déclenché contre la loi Duplomb, nous ne le laisserons pas retomber.
Le 12 février, à l’occasion de la journée d’initiative parlementaire du groupe Écologiste et Social, nous serons là pour reprendre le pouvoir sur nos vies : sur notre démocratie, notre eau, nos assiettes et l’avenir de nos enfants !
Reprenons le pouvoir sur notre démocratie !
Vous le dites sans détour : notre démocratie vacille.
Trop souvent, elle n’est plus qu’une façade. La parole citoyenne est ignorée. Les consultations s’accumulent sans suite. Les décisions tombent d’en haut.
« On veut du concret, pas un vernis de démocratie qui ne débouche que sur du blabla. »
— témoignage anonyme
« J’aimerais que ces pétitions soient soumises à un vote par référendum, à une convention citoyenne ou à tout autre système de démocratie directe.
Quand 2 millions de personnes font des efforts et se mobilisent pour donner leur opinion, un pays démocratique devrait mettre en place une manière de se prononcer sur ces questions en tant que citoyens. »
— Jérémy, de Marcilly-le-Hayer
« Une loi rejetée par la majorité de la population ne devrait pas pouvoir être adoptée. Une pétition exprime l’opinion des citoyens. Il devrait être plus facile de déclencher un référendum. » — témoignage Anonyme
« Le peuple a donné procuration de sa souveraineté aux députés pour cinq ans. Les députés n’ont pas le droit d’ignorer le choix du peuple. » — Samuel, habitant de Marmande (Lot-et-Garonne)
👉 Cette dépossession démocratique, nous voulons la réparer !
Dans le cadre de notre journée d’initiative parlementaire, le 12 février prochain, nous portons une proposition de loi constitutionnelle pour instaurer le Référendum d’Initiative Citoyenne délibératif.
Pour que, lorsque des millions de personnes se mobilisent, leur parole ne soit plus seulement entendue, mais puisse déclencher un débat éclairé, suivi d’une décision.
Reprendre le pouvoir sur nos vies, c’est d’abord reprendre le pouvoir sur notre démocratie !
Reprenons le pouvoir sur notre eau !
Dans vos témoignages, un bien commun revient sans cesse : l’eau. Une ressource vitale. Fragilisée. Menacée. Et cette angoisse de ne plus pouvoir faire confiance à ce que l’on boit.
« Je veux continuer à boire une eau saine issue de nappes préservées. »
— Stéphane, habitant de Domeyrat
« Travaillant dans le domaine de l’eau, je constate la présence de ces produits dans toutes les rivières. Les “cocktails” de substances, même en quantité infime, m’inquiètent particulièrement. »
— témoignage anonyme
« On retrouve trop de pesticides dans l’eau. Cela coûte cher à traiter, sans parler des conséquences sur le vivant, la biodiversité et notre santé. »
— témoignage anonyme
« J’ai signé cette pétition pour dénoncer les difficultés actuelles à protéger une ressource indispensable à toutes et à tous : l’eau potable ! »
— Laurent, habitant de Villeurbanne
👉 C’est ce combat que nous porterons le 12 février avec notre proposition de loi pour protéger la qualité de l’eau potable.
Face aux pesticides, aux nitrates, aux PFAS. Face à la fermeture des captages. Face à l’explosion des coûts de dépollution, nous faisons un choix clair : prévenir plutôt que guérir.
Notre texte vise à interdire les pesticides de synthèse et les engrais azotés minéraux autour des captages sensibles, pour protéger la ressource à la source, pour protéger notre santé !
Parce que l’eau est un bien commun. Parce que l’eau c’est la vie.
Parce que personne ne devrait avoir à trinquer pour les profits de quelques-uns.
Mettons fin à l’empoisonnement : reprenons le pouvoir sur nos assiettes !
Vous nous l’avez également dit : on ne peut pas protéger sa santé par de seuls choix individuels.
Même en faisant attention, chacune et chacun reste exposé·e. Les polluants sont partout. Jusqu’au cœur de nos assiettes, dans nos aliments du quotidien.
« Je souhaite pouvoir nourrir ma famille, mes enfants, mes petits-enfants avec des produits de la terre sans les empoisonner. »
— Marie-José, habitante de Dompierre-sur-Mer (Charente-Maritime)
« On ne sacrifie pas la santé des gens sur l’autel du pognon. »
— Stephen, habitant de Nice
« Comment peut-on défendre l’utilisation de produits scientifiquement prouvés comme nocifs pour cultiver notre nourriture ? »
— nous explique Natacha, habitante de Lyon (Rhône)
« Je pense que des solutions existent pour nourrir plus sainement la population tout en garantissant la prospérité du monde paysan. »
— Michael, Gilly-sur-Isère (Savoie)
👉 C’est le sens de notre proposition de loi contre l’empoisonnement au cadmium.
Aujourd’hui, ce métal lourd cancérogène se retrouve dans le pain, les pâtes, les céréales, les pommes de terre. Sans possibilité d’y échapper.
Alors nous portons une mesure simple et structurante : interdire les engrais phosphatés contenant du cadmium. S’attaquer à la source. Pas aux conséquences.
Reprendre le pouvoir sur nos vies, c’est refuser que notre santé soit sacrifiée en silence !
L’urgence de reprendre le pouvoir sur l’avenir de nos enfants !
Enfin, vous nous avez parlé de ce qui dépasse tout le reste : l’avenir. Celui des enfants. Celui des générations futures.
Pas comme un concept abstrait. Mais comme une inquiétude intime, quotidienne.
Qu’est-ce qu’on leur laisse ? Et qu’est-ce qu’on leur fait déjà subir ?
« Je suis une mamie citoyenne engagée et très inquiète pour mes enfants et petits-enfants. Je veux essayer d’agir. »
— Ghislaine, habitante de La Rochelle (Charente-Maritime)
« J’ai signé la pétition en pensant à mes petits-enfants et à toutes les générations futures à qui on dénie de plus en plus le droit de vivre dans de bonnes conditions avec une nourriture saine… »
— Gabrielle, Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)
« “Que ton alimentation soit ta première médecine”… Nous devons prendre soin de nous et des générations futures. »
— Séverine, en Ariège
👉 C’est pour ces générations futures que nous allons reprendre le pouvoir sur l’alimentation de nos enfants, avec notre proposition de loi pour une génération sans sucre !
Parce qu’on ne peut pas demander aux familles de lutter seules contre un environnement saturé de produits ultra-transformés, de matraquage publicitaire ciblant les enfants et de sucres ajoutés dès le plus jeune âge.
Ce texte agit là où tout se joue : le marketing, la publicité, la composition des produits, pour protéger la santé des enfants sans culpabiliser les parents !
Alors merci encore pour vos témoignages. Ces combats ne sont pas abstraits. Ils portent vos visages, vos mots, vos vies. Et ils nous obligent.
Le 12 février, nous entrerons dans l’hémicycle avec cette responsabilité : transformer votre mobilisation en décisions.
Et faire de vos témoignages autre chose qu’un cri : un point de bascule.
