La commission mixte paritaire de ce soir n’aura servi à rien. Comme prévu, elle s’est révélée non conclusive : un jeu de rôle institutionnel dont chacun connaît l’issue, et qui ne masque ni l’absence d’ambition du gouvernement, ni la casse sociale infligée par le Sénat.
Face à un texte déjà indigent, la droite sénatoriale a méthodiquement aggravé les reculs : gel des prestations, abandon des avancées sur le prix des médicaments, annulation de la mise à contribution du capital pour financer la Sécurité sociale, cadeaux renouvelés aux entreprises, allongement du temps de travail, attaques contre les apprentis, et retour de la réforme des retraites. Nous avons combattu ces reculs et défendu une autre voie.
En CMP, notre groupe a porté des mesures essentielles : transparence sur le prix des médicaments, hausse de la CSG sur les revenus du capital, gel des exonérations patronales plutôt que des prestations sociales, réduction du temps de travail, taxation renforcée de l’alcool. Autant de leviers concrets pour financer la Sécurité sociale autrement que sur le dos des malades et des travailleurs.
Nous le redisons : le gouvernement doit renoncer à doubler les franchises médicales, une mesure injuste qui ferait payer les malades, et relever en conséquence un ONDAM aujourd’hui largement insincère, afin de financer réellement l’hôpital public et le développement de centres de santé publics.
Nous continuerons ce combat en deuxième lecture. Pour une Sécurité sociale financée à la hauteur des besoins et fidèle à l’ambition que la France mérite.
