1er mai : passage en force des macronistes, attaque contre les droits des salarié·es

Ce matin, les macronistes ont franchi une nouvelle ligne rouge. Pour éviter le débat parlementaire sur leur propre texte visant à supprimer le caractère chômé du 1er mai, les soutiens du gouvernement ont déposé et fait adopter une motion de rejet préalable – sur leur propre proposition de loi. 120 voix contre 105, avec le renfort du Rassemblement national : voilà le visage de cette majorité de casse sociale.

Ce n’est pas de l’obstruction qu’ils ont voulu éviter. C’est le débat. Celui que les syndicats réclamaient, celui que les salariés méritaient. En court-circuitant l’Assemblée nationale pour envoyer directement le texte en commission mixte paritaire, les macronistes ont choisi le passage en force plutôt que la démocratie.

Sur le fond, cette loi dite “Intermarché-Interflora” est une attaque contre le seul jour férié obligatoirement chômé et payé. Derrière les boulangers et les fleuristes, elle ouvre une brèche pour banaliser le travail le 1er mai, au bénéfice de la grande distribution et des grandes enseignes. Le prétendu “volontariat” est un mensonge dans un lien de subordination, et l’intersyndicale alerte sur une remise en cause de l’exceptionnalité du 1er mai.

Le 1er mai n’est pas à vendre. C’est un jour de lutte, de dignité et de conquête sociale. Nous continuerons à nous battre, dans l’hémicycle comme dans le pays, aux côtés des syndicats, des salarié·es, et de toutes celles et tous ceux qui refusent qu’un droit conquis par le monde du travail soit sacrifié sur l’autel des intérêts économiques et des calculs politiciens.

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