C’est ce que révèle le rapport d’évaluation des politiques de santé environnementale, porté par Catherine Hervieu : un constat alarmant, et 85 recommandations pour enfin protéger notre santé.
Chaque jour, nous vivons au contact de pollutions qui menacent notre santé. Elles sont partout. Dans l’air, l’eau, les sols, nos lieux de vie.
Les dégâts sont déjà bien réels : 40 000 décès par an dus aux particules fines, 13 000 morts prématurées par an causées par le bruit des transports, 1 adolescent sur 4 touché par des niveaux élevés de PFAS dans le sang…
À partir de l’étude de quatre facteurs — les pesticides, les PFAS, les particules fines et le bruit — le constat est sévère : la santé environnementale demeure une politique encore émergente et sous-dimensionnée, avec des moyens et des outils très loin des besoins.
Autrement dit, l’action publique demeure largement en deçà des enjeux et ne se donne pas les moyens d’y répondre !
Les politiques actuelles avancent en ordre dispersé : elles manquent de coordination et sont trop souvent remises en cause.
La santé et l’environnement sont encore pensés séparément, quand ils devraient être traités comme un seul et même enjeu.
85 recommandations pour agir !
Le constat est posé, les solutions existent.
Le rapport formule 85 recommandations pour renforcer l’expertise, la surveillance, les contrôles et le pilotage de l’action publique.
Autant de propositions qui devraient servir à bâtir une grande loi d’urgence sanitaire !
Une priorité s’impose : agir à la source des pollutions pour protéger durablement la santé de toutes et tous.
