1er mai : le double discours du gouvernement est un mépris complet de nos institutions !

 En une journée, l’exécutif a montré non seulement qu’il navigue à vue au sujet du travail le 1er-Mai, mais aussi qu’il n’existe aucun fondement pour que les boulangeries et les fleuristes fassent travailler leurs salariés ce 1er mai. 

Côté face, au Conseil d’Etat : 

Suite aux recours des organisations syndicales et de notre groupe écologiste et social, le gouvernement a rétropédalé en urgence hier soir. Il a retiré son communiqué de presse du 17 avril, objet de notre demande de suspension, pour en publier un autre. Ce retrait est un aveu et une victoire d’étape : il confirme la légitimité de notre recours. 

Dans les échanges en audience les représentants du gouvernement se sont trouvés contraints de reconnaître que l’exécutif ne pouvait pas donner des instructions visant à tolérer la non application de la loi. En d’autres termes, pour ce 1er mai 2026, les boulangeries et les fleuristes ne peuvent pas faire travailler leurs salariés, en application du code du travail. 

L’inspection du travail pourra effectuer ses contrôles dans le respect de son indépendance. Les éventuels procès verbaux dressés pourront de la même manière être transmis au Procureur de la République et donner lieu à des sanctions. 

Néanmoins, nous avons insisté sur le fait que le nouveau communiqué de presse du gouvernement n’efface pas hélas les effets du 1er, car il comprend de fortes ambiguïtés. 

Côté pile, en conseil de ministres et devant les médias : 

Mais, à la sortie du conseil des ministres, le ministre du travail a déclaré : « le 1er mai 2026 est sécurisé pour les artisans fleuristes et les artisans boulangers-pâtissiers », en appelant à “l’intelligence collective” par anticipation du projet de loi à venir du gouvernement et en assumant que les employeurs hors-la-loi n’auront pas à s’acquitter d’une amende. 

Ce double discours de l’exécutif en audience au Conseil d’Etat et dans les médias est inacceptable. C’est un mépris de nos institutions, du Conseil d’Etat comme du Parlement, de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de l’inspection du travail 

Dans l’attente de la décision du Conseil d’Etat, le groupe Écologiste et Social réaffirme sa pleine opposition à toute remise en cause de ce conquis historique du mouvement ouvrier que constitue le 1er mai férié et chômé. 

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