Présomption de légitime défense : la peine de mort sans procès

Ce mardi 7 juillet, le gouvernement vient d’imposer sans débat un texte issu des bancs de l’extrême droite policière : un permis de tuer pour les forces de l’ordre. Après la loi immigration, les soutiens du gouvernement valident une deuxième fois un texte qui reprend les thèmes et les termes de Jean-Marie Le Pen et sa filiation.

Robert Badinter, panthéonisé il y a si peu de temps, le rappelait : la justice doit toujours refuser que la mort soit la loi. Ce texte fait tout l’inverse. En présumant légal tout tir mortel, il inverse la charge de la preuve et prive les familles endeuillées de la possibilité même d’obtenir justice. Ce sera désormais aux familles, en plein deuil, de prouver l’innocence de leurs proches tués.

Nahel Merzouk, Adama Traoré, Aboubacar Fofana, Maïcky Loerch, Souheil El Khalfaoui. Des vies volées, des familles brisées, un bilan qui s’alourdit chaque année. Ce texte ne les protège pas. Il les efface, les condamne à l’oubli et leur mort au silence.

Plus de 300 000 citoyennes et citoyens l’ont déjà dit sur le site de l’Assemblée nationale, et ce chiffre grimpe d’heure en heure : ce texte doit tomber.

Le groupe Écologiste et Social appelle à signer massivement la pétition sur le site de l’Assemblée nationale, petitions.assemblee-nationale.fr, à se mobiliser partout en France et à défendre, ensemble, l’État de droit contre les dérives autoritaristes et liberticides de cet exécutif.

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