L’examen en séance publique du projet de loi relatif à la protection des enfants s’ouvre aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Le groupe Écologiste et Social s’y engage avec détermination, après avoir voté contre ce texte en commission.
Nous avions posé une exigence claire : un vote favorable supposait un texte à la hauteur de la crise que traverse l’Aide sociale à l’enfance. Aucun engagement financier sérieux ne donne corps aux mesures votées, alors que les 392 600 enfants confiés à l’ASE font face à une pénurie de places d’accueil et que la faiblesse des moyens de la justice ne permet pas de protéger convenablement les enfants vivant dans des familles à risque comme l’a montré l’affaire Lyhanna. Le gouvernement recule sur les moyens et avance sur l’affichage sécuritaire : perpétuité pour les auteurs de viol, exception au principe de confusion des peines, restriction des aménagements et de l’accompagnement en sortie… Ces mesures masquent l’absence de la refondation promise depuis avril 2025.
Nos amendements ont pourtant arraché des avancées réelles en commission : maintien des fratries comme motif de placement, interdiction du privé lucratif dans l’accueil des enfants, renforcement du contrôle d’honorabilité. Ces gains, nous les devons, et devrons, à la détermination de la société civile mobilisée depuis des années pour faire grandir les droits des enfants.
Nous poursuivrons ce combat en séance et exigeons des moyens pour l’accueil, l’accompagnement des familles, la justice et le retrait des mesures d’affichage pénal qui n’apportent aucune protection réelle aux enfants.
