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Soutien aux écologistes visé·es par les intimidations de la Coordination rurale !

Jets d’œufs, insultes, pétards, menaces de mort contre les écolos, le procès du président de la Coordination rurale à Auch vire à l’intimidation. Le Gouvernement doit réagir !

Notre courrier aux ministres de l’Intérieur, de l’Agriculture et à la Présidente de l’Assemblée nationale :

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, 

Jeudi 3 septembre dernier, en marge du procès du président de la Coordination rurale Bertrand Venteau, les députés écologistes Benoit Biteau, Julie Ozenne et Christine Arrighi ont été visés par des insultes et jets de projectiles à l’entrée et à la sortie du tribunal. Des menaces de mort ont également été proférées à leur encontre sans que la police n’intervienne.

Ces agissements ne sont ni isolés, ni exceptionnels. Ils s’inscrivent dans la continuité d’actions illégales ou violentes qui constituent la marque de fabrique de ce syndicat factieux multirécidiviste, dont les antennes et dirigeants ont été condamnés pour intimidations, dégradations, trouble manifestement illicite ou prise illégale d’intérêts.

Si la Coordination rurale poursuit dans ce registre, c’est qu’elle bénéficie d’une impunité totale de la part du gouvernement qui tolère leurs actions et appels à la sédition.

Ainsi, le président de la coordination rurale du Gers a de nouveau revendiqué en marge de cette manifestation : “On est chez nous, on fait ce qu’on veut dans nos fermes, qu’ils aillent se faire foutre avec leurs normes”.

Nous tenons à rappeler que les lois de la République s’appliquent à tous et partout. Chaque citoyen doit pouvoir se rendre dans un tribunal sans entrave, ni pression. Chaque député doit pouvoir exercer son mandat sans que des violences physiques ou des menaces de mort ne viennent l’entraver. Les associations et syndicats défendant le vivant doivent également pouvoir exercer leurs missions sans subir des menaces et intimidations. Il est inacceptable que des députés subissent des jets de projectile et des menaces de mort sous les yeux des forces de police sans que celles-ci n’interviennent pour les faire cesser.

Afin de garantir que ces agissements inacceptables ne se reproduisent plus jamais, nous souhaitons savoir quand prévoyez-vous, madame et monsieur les ministres, de procéder à un rappel à l’ordre de ce syndicat et à une sanction publique claire et ferme de ces agissements ? Ne pas réagir revient à légitimer ce mode d’action.

Sur le traitement des violences de la semaine dernière, pourriez-vous nous indiquer si les menaces de mort ont fait l’objet d’un signalement et d’une enquête judiciaire ? Si les images de vidéosurveillance, témoignages et éléments permettant d’identifier les auteurs ont été exploitées ? Si le renseignement territorial a été saisi afin d’évaluer si ces menaces sont isolées ou s’inscrivent dans une campagne visant nos députés ? Si le parquet compétent a été saisi et quelles suites judiciaires sont envisagées ? Quelles mesures sont prises pour protéger les collaborateurs, la permanence parlementaire et l’entourage de nos députés visés ?

Cyrielle Chatelain, Présidente du groupe Écologiste et Social

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