
Selon l’enquête de Mediapart, qui a authentifié ces échanges, Jordan Bardella a écrit dès 2013 que « toutes les banques sont détenues par des Juifs » et que « le juif doit dominé les autres peuples, les écraser et les voler ». Il a dénoncé un « Nouvel Ordre Mondial dominé par Israel », accusé Fabius, Moscovici et Valls de placer Israël et « l’intérêt bancaire » avant la France, expliqué que Moscovici voulait « sauver les entreprises » pour « venger Moïse », et soutenu que le halal appartient à des juifs. Il aurait relayé des doutes sur le 11-Septembre en soupçonnant le Mossad, et salué l’antisémite multicondamné Alain Soral : « Ses analyses sont justes ». Clichés sur l’argent, complotisme, obsession d’Israël : le tableau est accablant, cliché des obsessions antisémites de l’extrême-droite actuelle.
Ces révélations interviennent plusieurs mois après une première enquête journalistique, qui avait montré que le directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, avait lui-même appartenu au mouvement d’extrême droite Égalité & Réconciliation, fondé par Alain Soral. Chez Bardella, l’antisémitisme est à la fois un état d’esprit et un écosystème.
Face à ces révélations, le RN se tait. Aucune suspension, aucune demande d’explication, aucune voix dissonante chez ses député·es. Le scénario se repète : après les multiples écrits de Caroline Parmentier sur un « lobby juif », elle a gardé la vice-présidence du groupe. Tel un clan mafieux, le RN fera tout pour protéger l’entourage de Marine Le Pen. Cofondé par des figures de la collaboration et d’anciens de la Waffen-SS, ce parti a changé de vitrine, de nom, mais jamais de logiciel.
En juillet 2024, les Français ont dressé un barrage républicain contre le RN.
Plus que jamais, nous appelons chaque citoyen et citoyenne attaché·e à la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination à se mobiliser pour empêcher le RN, ses thèmes, ses mots, ses idées, sa haine, son antisémitisme et son racisme d’accéder au pouvoir en 2027.
