Nos 13 propositions.
Le 17 octobre, des centaines de milliers de personnes ont pacifiquement marché dans les rues de France pour dire leur colère contre la vie chère et exiger un avenir. Pour beaucoup, c’était une première manifestation. Nous devons nous en réjouir : un réveil des mobilisations sociales est en marche !
Ce jour-là, se sont déroulés des actes intolérables de casse et de pillage, et nous les condamnons. Nous apportons notre soutien à toutes les personnes blessées. Nous espérons également que les commerçant·es touché·es seront rapidement dédommagé·es : le fonds de soutien annoncé par le Gouvernement doit être à la hauteur, et vite. Les collectivités locales devront également être soutenues pour faire face aux réparations nécessaires des espaces et des services publics.
Ce jour-là, le Premier ministre a cherché à instaurer un récit avec un champ lexical relevant de la guerre civile. C’est irresponsable, de même que l’amalgame entre casseurs et manifestant·es, qui cherche à invisibiliser les revendications légitimes. Nous combattrons sans relâche cette rhétorique mensongère. Nous ne tolérerons pas non plus que les libertés publiques, couvre-feu en tête, soient rognées parce que le Gouvernement et le ministère de l’Intérieur se sont montrés incapables de faire leur travail.
Ce dossier dit ce qu’un gouvernement responsable devrait faire : écouter la jeunesse dès les premiers jours de la mobilisation, défendre le pouvoir d’achat, réparer l’école publique, et garantir la sécurité de toutes et tous par la désescalade plutôt que l’affrontement.
Dans ces moments, il faut faire corps, faire société, faire République. Il ne peut y avoir aucune place pour le mépris des revendications et des manifestant·es, tout comme nous devons dénoncer les semeurs de haine, les racistes, les antisémites, les xénophobes que sont le Rassemblement national et ses allié·es, qui, comme des charognards, cherchent à profiter de la situation.
