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Pourquoi nous nous sommes abstenus lors du vote budget de la Sécurité sociale ?

Un choix de raison. Pas un vote d’adhésion.

Si nous écoutions nos tripes, nous voterions contre : ce texte reste insuffisant face aux besoins de l’hôpital public.

Après huit ans de macronisme, les dégâts sont immenses : urgences saturées, burn-out des soignants, fermetures de services, déserts médicaux qui s’étendent…

Oui, nous sommes en colère face à la manière dont ce gouvernement a laissé l’hôpital s’effondrer.

Nous avons choisi de regarder froidement ce que nous avons réussi à obtenir.

Notre combat depuis le premier jour était de garantir des moyens constants pour l’hôpital déjà à l’agonie.

Dans un système à bout, nous avons refusé toute nouvelle coupe.

Concrètement, cela représente +8,1 milliards d’euros sur le plafond des dépenses de santé par rapport à 2025.

Nous avons sécurisé le minimum vital  : les soignant·es n’auront pas à faire le même travail, avec moins de moyens.

Nous avons également obtenu :

  • le décalage de la réforme des retraites ;
  • 1,5 milliard d’euros via la hausse de la CSG sur les revenus du capital ;
  • de meilleures modalités de calculs pour les retraites des mères ;
  • l’entrée en vigueur d’un congé de naissance de deux mois pour les nouveaux parents

Ce n’est pas suffisant, ce n’est pas le grand soir, mais ce n’est pas rien. 

Si le budget était tombé, toutes ces avancées auraient été balayées.

Oui, nous avons évité le pire.

Le gouvernement et la droite sénatoriale voulaient faire du PLFSS un texte de casse sociale. 

Nous avons empêché :

  • le gel des pensions de retraite et des prestations sociales (APL, AAH, minima sociaux),
  • la désindexation des retraites sur l’inflation,
  • la hausse de la CSG pour les apprentis,
  • le gel des barèmes de la CSG,
  • la mise en place de cotisations sociales sur les tickets-restaurants et chèques-vacances,
  • le doublement des franchises médicales.

Ces reculs majeurs, dénoncés par les syndicats et la société civile, ont été stoppés net.

Le gouvernement voulait réduire ce vote à un choix binaire : budget ou chaos. 

Nous refusons ce chantage. Nous ne votons ni pour le gouvernement ni pour sa survie : nous votons sur le fond et pour ce que le texte change concrètement pour les soignant·es et les patient·es.

Notre abstention n’est pas un blanc-seing : ce texte reste insuffisant. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas voté pour.

Mais nous éviterons toujours la casse sociale lorsqu’elle menace.

Dès demain, nous continuerons à nous battre pour une Sécurité sociale financée à hauteur des besoins, un budget sincère pour notre système de santé, et un système de soins digne.

Aujourd’hui, nous évitons le pire. Demain, nous nous battrons pour le meilleur.

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